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Analyses Critiques

Déconstruction rigoureuse et documentée des narratifs dominants. Analyses basées sur les sources historiques et les faits vérifiables.

Analyse Mondiale

Un prophète de paix ?

Analyse critique des contradictions historiques

L'imam Tareq Oubrou s'adonne à un exercice de voltige assez classique : tenter d'humaniser la figure du pseudo-prophète en lissant les aspérités les plus sanglantes de la sîra.

Analyse CritiqueHistoireIdéologieDéconstruction
L'imam Tareq Oubrou s'adonne ici à un exercice de voltige assez classique : tenter d'humaniser la figure du pseudo-prophète en lissant les aspérités les plus sanglantes de la sîra (biographie officielle). Dire que Mahomet n'a "jamais tué personne de ses mains" est une contre-vérité historique absolue au regard des textes islamiques. Voici les faits sourcés et rigoureux pour en finir avec ce révisionnisme de confort. ## 1. Le cas d'Ubayy ibn Khalaf S'il est vrai que Mahomet n'était pas un guerrier de première ligne sabre au clair à chaque instant, les sources canoniques (Ibn Ishaq, Ibn Hisham, et les recueils de hadiths) s'accordent sur un fait précis : lors de la bataille d'Uhud (625 ap. J.-C.) il a personnellement tué Ubayy ibn Khalaf. Alors que cet homme chargeait le pseudo-prophète a pris la lance de l'un de ses compagnons et l'a frappé au cou. Ubayy est mort des suites de cette blessure. L'argument selon lequel Ubayy serait mort « sur la route du retour » et non instantanément est une distinction sans différence. Si vous portez un coup de lance à la gorge d'un homme et qu'il expire 3 heures plus tard en hurlant.... vous l'avez tué. Les théologiens musulmans s'en enorgueillissent d'ailleurs souvent, y voyant l'accomplissement d'une "prophétie" où Mahomet avait juré de l'occire. Prétendre le contraire comme le fait Oubrou n'est pas seulement une erreur c'est une insulte à l'érudition islamique traditionnelle. ## 2. Le commanditaire : l'assassinat comme outil politique Ferghane Azihari a raison de souligner que le rôle de commanditaire est tout aussi accablant. Dans n'importe quel système juridique moderne - et selon la simple morale universelle - ordonner un meurtre équivaut à le commettre. Mahomet a systématiquement utilisé l'assassinat pr éliminer toute dissidence intellectuelle, particulièrement les poètes qui utilisaient l'ironie contre lui. Ka'b ibn al-Ashraf : ce poète juif a été assassiné sur ordre exprès du pseudo-prophète parce qu'il déplorait la défaite des Mecquois à Badr. Mahomet a même explicitement autorisé ses sbires à mentir et à utiliser la ruse pr le piéger (Sahih Bukhari 5:59:369). La critique tente parfois de transformer ce meurtre pr blasphème en une opération de « sécurité nationale ». C'est le langage des dictatures. Dire que Ka'b « attisait la guerre » par ses vers est précisément l'argument utilisé par tous les régimes oppresseurs pr faire taire les intellectuels et les poètes. En autorisant le mensonge et la ruse pour l'exécuter (Ka'b ibn al-Ashraf), le pseudo-prophète a gravé dans le marbre de l'islam une règle d'or : la fin justifie les moyens, et la vie d'un opposant ne vaut rien face à l'expansion du dogme. Abu 'Afak : un vieillard de plus de 100 ans, assassiné dans son sommeil pour avoir composé des vers satiriques. Asma bint Marwan : mère de famille, elle fut poignardée alors qu'elle allaitait son enfant, simplement pour avoir critiqué le meurtre d'Abu 'Afak. Bien que certains modernistes tentent aujourd'hui de contester l'authenticité de ce récit (trop gênant pour l'image de marque), il figure en bonne place dans la Sîra d'Ibn Ishaq, le socle historique de l'islam. L'argument préféré des modernistes : qd un récit est trop barbare (assassiner une femme qui allaite ou un centenaire).... on décrète que la source est « faible » (da'îf). Ces mêmes sources (Ibn Ishaq) sont utilisées sans sourciller par les mêmes imams pour raconter les épisodes « inspirants » ou « spirituels » de la vie de Mahomet. Pourquoi Ibn Ishaq serait-il fiable pour les prières mais soudainement suspect pour les assassinats ?? Que l'isnad soit jugé faible aujourd'hui par des universitaires soucieux de relations publiques ne change RIEN au fait que ces récits ont infusé le droit islamique pendant des siècles. Ils ont servi de base légale pour justifier l'exécution de ceux qui insultent le pseudo-prophète. L'histoire de l'islam ne s'est pas construite sur les critères de critique historique du XXIe siècle, mais sur ces récits de terreur. ## 3. La condescendance du refus de dire la vérité L'attitude de Tareq Oubrou relève d'une terrible condescendance. En voulant protéger les musulmans de la réalité violente de leur héritage on les traite comme des enfants incapables de supporter la vérité. C'est une forme de racisme moral : on part du principe que le monde musulman ne peut pas survivre à une critique frontale de ses fondements. Au contraire l'émancipation ne passera que par la désacralisation de ces figures historiques. Je vais proposer une idée très radicale : un homme qui commandite des assassinats de poètes et qui tue de ses propres mains sur un champ de bataille n'est pas un modèle de paix universelle, c'est un chef de guerre médiéval dont le dogme est une prison intellectuelle ultra toxique et totalitaire. ## Conclusion La distinction entre "tuer" et "faire tuer" est un artifice de juriste pour masquer la réalité d'un système fondé sur la terreur et l'élimination physique de l'opposant. Le fait que "dieu" soit invoqué pour justifier ces actes....... ne les rend pas moins criminels.
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